Porcs
Le porc est symbole de saleté et de goinfrerie, sans doute est-ce pour cette raison que sa souffrance nous paraît supportable ?
Il est élevé soit pour la production de viande, soit pour la reproduction.
95 % de la production porcine en France est réalisée de manière intensive (industrielle). Ca se passe principalement en Bretagne (57 %). Source : www.leporc.com.
* A savoir :
Le porc est l’animal le plus proche génétiquement de l’homme après le singe...
Son mode de vie habituel et son comportement naturel se fait en extérieur, à la lumière du jour. Le porc a besoin de fouiller le sol pour trouver sa nourriture, d’avoir des contacts avec ses congénères, c’est animal dépourvu d’agressivité. Il a besoin de se coucher dans un endroit bien sec pour dormir et de faire ses besoins loin de lui. Pour se laver, il prend des bains de boue ou d’eau. Lorsque la truie doit mettre bas, elle fabrique un nid dans la paille pour s’y blottir avec ses petits. La durée de vie d’un porc est de 15 ans.
La réalité des porcs d’élevage intensif est toute autre...
1. Les reproductrices :
Les truies sont d’abord inséminées à l’âge de 8 ou 9 mois. Dès qu’elles sont gestantes, elles sont enfermées dans des stalles sur sol béton ou caillebotis durant 3 mois et dans l’obscurité. Une semaine avant la mise bas, elles sont maintenues bloquées en position couchée, dans leurs excréments. Elles n’ont alors aucune possibilité de se lever, se tourner, faire leur toilette et donner de l’affection à leurs petits car les stalles mesurent environ 70 cm de large !
La truie sera inséminée à répétition pour un rendement maximum de porcelets, transformée en machine à jambon vivante.
Le porc étant un animal social, ce confinement individuel altère le bien être de cet animal et provoque un stress important chez les truies : elles montrent parfois des comportements stéréotypés, elles répètent constamment et sans but précis le même mouvement, tel que le mâchonnement des barreaux.
Problèmes liés à cet enfermement : panique et stress, perte de chaleur, inconfort, affaiblissement des os, difficultés pour se coucher et augmentation des problèmes cardio-vasculaires et des affections urinaires peuvent apparaître.
Pour "aider" les truies à survivre à ce stress intense, les éleveurs les gâvent d’anxiolytiques et d’antibiotiques. Elles sont traitées aux hormones et aux stéroïdes pour augmenter les portées et stabiliser les cycles de fécondité.
Alors qu’elles peuvent vivre jusqu’à 15 ans, les truies gestantes sont réformées et conduite à l’abattoir à l’âge de 3 ans après avoir donné naissance à 5 portées. On peut donc dire que ces animaux sont considérés par les humains comme des machines à jambon.
2. Les porcelets
Les porcelets sont engraissés pour la viande. Dès la naissance, ils subiront de réels traumatismes.
Enlevés à leur mère dès leur 24ème jour alors qu’à l’état naturel, le sevrage se ferait progressivement vers l’âge de trois ou quatre mois.
Comme ils sont maintenus enfermés dans des lieux clos et sur caillebotis (inconfortables pour leurs pattes), à faible lumière et très nombreux au mètre carré, les porcs développent des comportements de stress les poussant à se mordre la queue.
Celle-ci est donc coupée très tôt (cette mutilation entraine une paralysie du train arrière car la queue est la continuité de la colonne vertébrale), les porcs sont castrés à vif (photo ci-dessus) et leurs dents sont coupées à la pince.
Ces actes de torture, réalisés sans anesthésie, provoquent de réelles souffrances !
Problèmes liés à cet enfermement : stress, boiteries et déformations.
Les porcelets sont gâvés d’antibiotiques : ils consomment 50% des antibiotiques vétérinaires avec un taux d'exposition de 15,85 % (Source : L214).
3. Transport et abattage
Le transport vers l’abattoir se fait généralement de nuit. Les porcs ne voient ainsi jamais la lumière du jour de toute leur vie !
Le chargement des porcs (comme pour tout autre animal) ne se fait pas sans mal : coups de pieds, de bâtons ou d’aiguillons s’ils ne montent pas assez vite dans le camion qui les transportera à l’abattoir.
Puis c’est le voyage sans retour, avec ou sans eau, avec ou sans pause, été comme hiver, entassés par centaines, les uns contre/sur les autres.
A l’arrivée, il faut décharger la marchandise vivante, certains sont trainés par terre, car blessés et incapables de se lever, d’autres sont déjà mort de stress (entendre son voisin agoniser n’aide pas à vivre…), on les mets sur le côté, ils seront récupérés ensuite.
Ceux qui sont à peu près vivant sont violemment poussés vers le système électrique d’étourdissement. Les professionnels égorgeurs du métier appellent cela « anesthésie électrique ». Après le coup d’aiguillon, certains en ressortent étourdis, d’autres absolument pas et sont égorgés, totalement conscients (interdit par la loi française).
Tout cela se passe dans le vacarme des hurlements d'animaux pris de terreur.
On appelle ceci : l’AGONIE.
Celà n’a rien de naturel et louable et même si c’était « normal de faire ça », pour toutes ces souffrances occasionnées, ne devrait-on pas arrêter ?
Visite pédagogique d'un élevage porcin au centre de formation de Quintenic avec J-Y RENAULT - Merci aux Archives Audiovisuelles de la Recherche de nous offrir la preuve par l'image (vidéo à venir).
En savoir plus :
. Rapport One Voice "Derrière les portes des abattoirs" conduits par des enquêteurs de l'association.
. Voir la galerie photos Peta sur les conditions d'abattage des porcs issus de l'élevage intensif
. Extrait vidéo "Vu du ciel" de Yann Arthus Bertrand à voir absolument (vidéo à venir).
Sources : L214 - PMAF – Vie Animale



